Actualité, Coulisses de la langue

De la théorie de l’écriture

© Vincent Billington

Au cours de mes déambulations bloguesques, je suis tombée sur celui de Tom, qui, dans un article, m’apprend que je suis une auteure à prédominance scripturale (l’autre tendance étant structurale). Oui, mais encore ?

L’auteur scriptural, c’est celui qui se jette à corps perdu dans l’écriture sans plan, sans notes, qui se laisse guider par sa plume. Il n’a guère plus qu’une vague idée de ce que sera son roman, voire l’ignore complètement. La fin ? Parfois il en connaît les contours, parfois elle reste très floue. Les personnages ? Ils prennent vie et guident l’auteur.

L’auteur structurel, c’est celui qui a planifié l’intrigue, avec un plan détaillé, des fiches de personnages. Il connaît tout le déroulement du roman de A à Z avant même d’avoir écrit le premier mot, aucune surprise, pas de retournement de situation, il maîtrise tout.

Comme je l’avais déjà révélé dans un article consacré à ma façon d’écrire, je me lance directement dans le récit, toutes les idées se percutent, j’aime me laisser surprendre par mes personnages. Je tiens néanmoins de petites fiches, pour me souvenir de leurs caractéristiques physiques et psychologiques, pour vérifier la chronologie.

C’est assez amusant, depuis que je parcoure les blogs d’écriture, je découvre les mots posés sur les comportements d’écrivain. Je me rends compte aussi que certains s’interrogent, tiennent une comptabilité des mots écrits par jour, se motivent les uns les autres. Voilà qui est tout à fait fascinant !

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26 thoughts on “De la théorie de l’écriture”

  1. Auteure scripturale également et aucune envie de changer de technique. 😉 J’aime être surprise. Surprise, je l’ai aussi été en découvrant que d’autres comptaient leurs mots. Mais après tout, c’est encore un jeu… de mots. 😉

    1. Disons que prendre un peu de l’autre technique peut parfois aider : je tiens maintenant des fiches (ce que je ne faisais pas avant), mais que je complète en cours de route, rien n’est défini à l’avance. 😉

  2. passionnant … je vais aller voir plus loin…. j’aime bien compter ems mots parfois… non j’avoue… très souvent

  3. Je n’aime pas du tout compter mes mots et je n’arrive pas à rentrer dans une catégorie, : j’ai beau faire un plan de départ et une chute éventuelle, ce sont les personnages (ou l’inspiration, que sais-je ?) qui m’emmènent souvent sur des sentiers divergents… Quand il le faut, j’essaie de m’en tenir au plan mais avec des digressions… 😉

    1. J’ai l’impression en fait que ceux qui font des plans sont plus dans la littérature fantastique, ils en ont besoin car ils créent tout un univers, avec ses codes, ses us et coutumes.

  4. Je ne compte jamais mes mots… Pour les textes longs je suis structurale, ça c’est sûr mais ça n’empêche pas des changement, des retournements de situation en cours de route. C’est planifié mais jamais figé… Pour les textes courts, c’est au fur et à mesure que l’histoire se crée… C’est mon côté gémeaux, sans doute! 😉

  5. C’est comme ecla que je comprends l’écriture, les personnages vivent au fil de l’écrit… il ce peut que je les revisitent mais très peu…
    Bonne soirée
    @mitié

  6. Voilà qui explique ce que vous avez écrit sur mon blog donc ! Donc selon cette « classification », j’écrivais de façon scripturale avant de passer à l’écriture structurale. Les différences ? J’ai l’impression d’écrire plus vite, d’avoir une histoire qui se tient mieux. Mais le revers est que je me surprend moins ce qui est regrettable. Je devrais faire un mélange des deux pour voir…

    1. Bonjour et bienvenue !
      Chacun doit trouver la méthode qui lui convient, et elle n’est pas figée, ni dans le temps, ni selon les récits : on peut très bien travailler avec des plans pour un roman et pas pour une nouvelle.

  7. moi je serais plutôt scripturale à prédominance cubiste, comme Picasso (voui) j’écris des mots mots dans tous les sens et, si vous voulez bien croire que c’est une histoire, alors c’est une histoire. Je fais confiance à l’intelligence émotionnelle du lecteur en quelque sorte.

  8. Je ne connaissais pas les termes, bien que les concepts me soient bien sûr familiers (mais il faut dire que les seuls cours d’écriture que j’ai suivis étaient en anglais). A titre personnel, je suis structurale de nature, mais il m’est vite devenu évident que trouver un juste milieu est encore la meilleure méthode. Tu disais plus haut que ceux qui font des plans semblent être majoritairement de la littérature fantastique. C’est surtout que quand on aime écrire du fantastique/fantasy/science-fiction, on aime forcément créer des univers… et on a donc tendance à verser un peu trop dans le structural ! Ce qui est mauvais quand c’est poussé à l’extrême, bien sûr ; planifier toute l’histoire dans les moindres détails avant de l’écrire est un tue-l’inspiration. 😀

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