Clins d'oeil

Puisqu’il faut choisir…

Asphodèle, décidemment, adore me refiler des tags ! Cette fois-ci, la question était : dans quelle femme de la Renaissance me vois-je ? C’est Euterpe qui est à l’origine de ce tag. Sachant que je suis ancrée dans l’époque contemporaine, la question a nécessité cogitation (et c’est très bien ainsi, il ne faut jamais rater une occasion de s’instruire).

J’ai donc fait dans l’originalité (hum) : une écrivaine anglaise. Mais pas n’importe laquelle ! Visiblement, la première femme auteure professionnelle dans le pays, fait d’autant plus étonnant qu’elle ne faisait pas partie de l’aristocratie (à l’époque, les femmes qui publiaient appartenaient à cette classe sociale, cela donne envie de remonter le temps, n’est-ce pas ?). Son nom ? Isabella Whitney. On en sait peu à propos de sa vie. Née à la fin des années 1540, à Cheshire, dans une famille réformiste, de classe moyenne, selon toute vraisemblance. Son frère, Geoffrey, fut l’auteur de A choice of Emblems (tout un programme, vous en conviendrez). Elle aurait eu trois soeurs, mais cela n’est pas confirmé. D’après de nombreux critiques, son oeuvre comporte des détails autobiographiques, notamment sur sa vie de domestique, et là sont les seules sources pour en apprendre sur elle. Je n’ai même pas trouvé d’image d’elle (un mari peintre aurait été fort utile…).

Elle a publié deux ouvrages de poésie : A Sweet Nosgay et The Copy of a Letter, Lately written in meter by a young gentlewoman to her unconstant lover ainsi qu’une épitaphe The lamentation of a gentlewoman upon the death of her late-deceased friend, William Griffith.  Il se pourrait qu’elle soit également l’auteure de nombreux poèmes anonymes. Le ton est satirique, le sujet traitant souvent de la libération de la femme. Ses poèmes suggèrent qu’elle était une femme anti-conventionnelle, c’est aussi pour cela que mon choix s’est portée sur elle (car sa vie privée n’avait, à mon sens, rien d’enviable).

Mes sources, toutes en anglais, pour ceux que ça intéresse (avec analyses), sont ici, ici et ici (page 384).

Maintenant, la partie la plus amusante… qui seront mes victimes ? Gwenaëlle, Leiloona, Luzycalor et Paumadou. Si d’autres veulent le prendre… pas d’hésitation à avoir !

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21 réflexions au sujet de “Puisqu’il faut choisir…”

  1. Et bien, il fallait la trouver ! Mais il n’y a pas un poète anglais qui s’appelle Whitney ? Une féministe avant l’heure comme il y en a eu à toutes les époques ! Bravo et merci d’avoir joué le jeu… 🙂

  2. Bonjour Olivia,
    De tout temps la femme a tenue le drapeau, au moyen âge elle avait même un rôle important… masi cetet brave femme ne m’était pas connu… une erreur de l’histoire réparée..
    Bonne soirée
    @mitié

  3. Coucou Olivia,
    Je vois enfin le petit taff dont tu me parlais 🙂 Je viens de rentrer de vacances et je te promets de me pencher sur le sujet dans peu de temps. L’idée est plutôt sympa en tout cas. A bientôt

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