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Une histoire de prénoms

© tey teyoo | stock.xchng
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Encore une interrogation à propos de l’écriture…

Au fil des rencontres du net, j’ai fait la connaissance d’un jeune homme de dix-neuf ans sur un forum, où, bien entendu, l’anonymat est de mise. Quelques messages privés plus tard, je finis par lui demander son prénom (oui, je suis curieuse, et alors ?). Hugo. C’est joli. Mais là n’est pas le but de mon article. Il se trouve que, dans Bleu du bonheur, mon nouveau roman, l’un des personnages porte ce prénom. Un personnage que j’apprécie (car, oui, j’en déteste certains). Comme il a déjà son identité propre, a priori je ne devrais pas penser au Hugo réel lorsque je rédigerai la suite de ses « aventures ». J’en viens à mon interrogation, qui est double, en réalité.

Pour ceux qui écrivent : arrivez-vous à utiliser les prénoms de vos proches dans vos récits ? Pour ma part, j’en suis absolument incapable, surtout si le personnage connaît un destin tragique. Superstition idiote ? Probablement. Je n’ai commis qu’une entorse à cette règle : l’écrivaine dans L’étreinte des vagues se prénomme Michaela, qui est mon troisième prénom. Parce qu’elle représente mon côté étrange, déjanté.

Pour les lecteurs : pensez-vous à vos proches lorsqu’un personnage de roman porte un de leurs prénoms ? Cela m’arrive, mais c’est assez fugace, pour peu que je sois emportée par l’histoire, je n’y pense plus.

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43 thoughts on “Une histoire de prénoms”

  1. Bonjour Olivia,
    Je pense souvent à mes proches quand un livre a un personnage qui porte leur prénom …surtout si l’âge correspond.
    Enfin pour les livres francophones. c’est ce qu’il y a de bien aussi avec les livres anglophone ou japonais . Dépaysement et peu de risque de trouver un prénom que l’on connait 🙂
    Par exemple dans la saga Malaussene de D Pennac le héros s’appelle benjamin et comme j’en connais un seul de Benjamin, j’imagine le personnage sous les traits de la personne que je connais.
    Bonne journée

  2. C’est très très rare. Ca ne m’est arrivé qu’une fois, et c’était plus parce que le personnage était très attaché à la notion de justice et que le prénom justine est lié à cette signification. comme j’imagine peu mes proches quand je tombe sur leurs prénoms dans un livre, sauf si ‘est un prénom un peu rare et que du coup ça m’interpelle de le voir écrit ! 🙂

  3. Bonjour Olivia,
    Alors moi, je ne pense pas du tout a une connaissance ou des proches !
    Mais je suis comme toi, pour mes histoires , ils faut que je donne des prénoms
    autres que ceux des miens ! Sinon je n’arrive pas à leur faire faire ce que j’ai envie !
    A présent que tu soulèves le sujet, je me dis que c’est bien étrange en fait!
    Je le savais mais avant que tu en parles cela ne m’interpellait pas plus que cela !!
    C’est bien en fait de connaitre les réactions…………

  4. Bonjour Olivia.
    Je suis d’accord : quand un personnage réel porte le même prénom qu’une personne fictive, c’est très perturbant. Ça m’est arrivé avec un ami, qui s’appelle Ulysse (du coup je ne publierai jamais cette histoire).
    Mais comme j’apprécie les prénoms un peu bizarre, et comme je tiens beaucoup à l’étymologie et la symbolique des noms, souvent j’ai recours à des noms quasi inusités.

    Dans les lectures, cela dit, il m’est assez rare de superposer des personnages et des personnes, parce que souvent il y a une différence majeure (de caractère ou de physique), qui l’emporte sur le reste.

  5. Bonjour Olivia.
    Quand un personnage fictif porte le même prénom qu’un de mes proches, j’y pense au début et ça m’amuse mais très vite, je n’y pense plus.

  6. En tant qu’auteur, j’ai toujours évité d’utiliser les prénoms de mes proches parce que ça me gênait, une sorte de pudeur injustifiée, comme si, en utilisant leurs prénoms, je les faisais entrer de force dans mon univers. Ce n’est que depuis peu que j’ai décidé de briser ce tabou somme toute idiot.
    En tant que lecteur, ça me passe complètement au-dessus de la tête.

    1. Serais-tu en train de me traiter d’idiote ? 😉
      Pour ma part, ce n’est pas tant les faire entrer de force dans mon univers que de « sceller » leur destin : j’aurais trop peur qu’il leur arrive le même sort qu’à mes personnages, ce qui est, je le concède, complètement crétin. 😆

  7. Je n’utilise jamais les prénoms de mes proches. J’aime la recherche des prénoms qui colleront parfaitement à mes personnages. Donc, non, je ne les utilise jamais.

    1. Oui, et quel plaisir de trouver le prénom qui colle au personnage ! J’en ai eu un, j’ai voulu changer son prénom, pas moyen, elle avait le sien et m’a empêchée d’en choisir un autre.

  8. A vrai dire, je n’y pense que rarement et dans un roman si je tombe sur un prénom connu, je ne fais pas d’amalgame avec la personne que je connais, à moins qu’il y ait des caractéristiques semblables mais ça ne m’est jamais arrivé. Quand j’écris, je ne me « sers » pas de mon entourage proche ni de choses qui sont arrivées, donc pas de confusion non plus !!! 😆 Je pense que c’est au lecteur de s’identifier à un personnage et peu importe le prénom ! Cela dit quand je vois une héroïne qui porte mon prénom, si c’est une garce ça ne me plaît qu’à moitié mais j’oublie vite !!! 😆

      1. Euh….à vrai dire je m’en fiche complètement !!! Le principal pour moi est de m’identifier à au moins un des personnages et peu importe prénom, peu importe le sexe même, alors tu vois ! 😉

  9. Comme toi, j’utilise des prénoms qui ne sont reliés à personne de ma connaissance. J’écume des listes alphabétiques pour trouver le bon… Et en tant que lectrice, comme Aspho, je ne fais pas d’amalgame. Il faut dire que je rencontre rarement des personnages portant des prénoms de gens que je connais…

    1. Coucou Gwenaelle 😉
      pour le défi d’Olivia de cette semaine, ais je le droit d’utiliser le titre « Gwen la bigoudène » ?
      bigoudène est le mot qui me pose le plus de problème 😉 ok je sors 😉

        1. J’espère ne pas avoir fait de gaffe alors 🙂 en situant Douarnenez en pays Bigouden 🙂 Je m’en vais réviser un peu de géo 🙂
          Effectivement je viens de voir que Gwen la bigourdène existe 🙂

  10. Mes personnages ont tous des prénoms que j’aime. Jamais je ne donne des prénoms de mon entourage proche. Juste une fois où j’ai fait l’impasse parce que c’était plus fort que moi et changer le prénom cela aurait été une trahison.
    Les lecteurs sont très sensibles aux prénoms. Mon roman jeunesse « Gustave » rencontre toujours quelqu’un qui s’écrie « mon père, mon grand-père … s’appelle ainsi, je le prends ! « Comme pour lettre à pépé Charles », les gens s’attendrissent.

    1. Cela m’est arrivé une fois dans mon tout premier livre mais à présent, j’évite pour ne pas faire d’amalgame avec leur vie.
      Quand j’écris je suis dans l’histoire, je la vis et quand j’en sors, je suis la première étonnée du chemin parcouru.

  11. C’est exactement ce qu’il m’arrive. Je ne reconnais la véritable posture de mes personnages qu’à la relecture. Ce sont même parfois les autres qui les reconnaissent avant moi ! Aussi prénom réel ou fictif, seule l’histoire compte !

  12. Si un personnage a une vrai personnalité, il aura beau avoir le prénom d’une personne que je connais, je parviendrai à en faire totalement abstraction. Si le contraire se produit, alors, c’est que peut-être le personnage manque de substance.
    Pour ce qui est de mes petites histoires, comme beaucoup d’entre vous j’évite d’utiliser le prénom de personnes qui me sont proches. Et, tout comme toi, Olivia, je trouve pourtant cette attitude totalement irrationnelle. Allez comprendre…

  13. Je suis comme toi, j’essaie le plus possible de prendre des prénoms qui ne font pas partie de mon entourage. J’ai fais une exception pour le prénom David, parce que je trouve que ça sonne particulièrement bien et pour Samuel, le nom d’un ancien amour.

    J’adore trouver des prénoms que je n’entends pas dans la vie de tous les jours, on aura l’occasion de nommer quoi, 2-3 enfants dans notre vie? C’est peu, donc, profitons de l’occasion que nous offre les personnages qu’on invente. Ensuite, je me fais un plaisir de lire la signification selon les dico sur internet des dits prénoms, ce genre de truc me plaît parce que selon ça, j’ai le prénom parfait pour ma personnalité ;p

  14. Bonjour Olivia, 😀 ( je rattrape mon retard 😉 )
    Je n’ai pour ma part aucune envie de donner à mes personnages un prénom d’une personne de mon entourage, par contre, il m’arrive de m’inspirer d’un de leur trait de caractère, afin de donner un peu de réalisme à mes textes. 😀

  15. Hm, non. En règle générale, j’évite de nommer mes personnages d’après mon entourage. Et si je le fais, le personnage est à tellement d’années lumière de la personne de la vraie vie qu’on peut difficilement parler d’inspiration. Bon, le fait est que j’ai aussi un paquet d’histoires de SF/fantasy et donc de prénoms inventés. Ca aide 😛

    1. Bonjour et bienvenue !
      Effectivement, ça aide. 🙂 Je n’écris pas dans ces genres-là, et mes trois romans de fantastique se déroulent dans le réel, donc je peux sans souci donner des prénoms « normaux ». Cela dit, j’aime bien donner l’un ou l’autre prénom original, sans être excentrique (Ailina, par exemple, dans L’abîme au bout des doigts ou Mélina dans Héritage captif).

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