Coulisses de la langue

Les tics d’écriture

Nous avons tous des tics de langage – genre « tu vois ? » à la fin de chaque phrase, et ils ne sont pas réservés qu’à la parole.

Il y a quelques années, je truffais mes textes de « il/elle leva les yeux au ciel », ou de « il/elle fit la moue », mes personnages se « morigénaient » souvent.  C’est à la relecture que moi-même, je haussais les sourcils, consternée.

Actuellement, je souffre sûrement encore de ce travers, mais j’en prends conscience au moment de la rédaction, ce qui est un progrès notable. Par exemple, j’ai tendance à rendre mes personnages « songeurs », mais à peine le mot tapé, je réalise ma bêtise et je cherche d’autres termes, tels « pensifs », « rêveurs », « préoccupés » ou encore « absorbés ». Notre langue est si riche qu’il serait bête de ne pas en profiter. Mes personnages sourient aussi beaucoup, et là, c’est un peu plus difficile pour trouver autre chose (des idées ? je suis preneuse !).

Connaissez-vous les vôtres ? Allez, dénoncez-vous, faites-nous sourire !

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49 réflexions au sujet de “Les tics d’écriture”

  1. Difficile de trouver un synonyme à sourire.
    Peut-être en détournant la phrase en cherchant pourquoi le personnage sourit.
    Je ne suis pas claire là ! lol

  2. J’ai la mauvaise tendance d’utiliser « et » comme suit, par exemple : Il rangea sa chambre et, satisfait, descendit au rez-de-chaussée.
    Mais je me soigne 😛

  3. Comme tu le soulignes, en prendre conscience est déjà une grande chose mais on est pas obligés d’affubler nos personnages d’attitudes répétitives, on peut aussi le faire comprendre autrement (qu’ils pleurent ou qu’ils sourient) mais facile quand on lit pas si évident quand on écrit !!! Eviter aussi les rictus !!!! 😆 Et les petits sourires en coin !!! warf ! Au lieu de sourire tu peux dire qu’un évènement la (le) mettait de bonne humeur ou des raccourcis (qui allongent d’ailleurs) dans ce genre !!! 😀

    1. Les rictus, ça va, mais les petits sourires en coin, c’est vrai que j’ai parfois tendance à y penser, mais je m’arrête avant de taper les mots. 😆
      J’aime les raccourcis qui allongent. 😉

  4. Je me souviens d’une prof d’histoire et géographie lorsque j’étais en seconde.
    Elle se véhiculait en cabriolet panhard 24 BT vert pale, ce qui à la fin des seventies était déja assez extraordinaire pour une enseignante de lycée classique de jeunes filles….; mais sa principale caractéristique était son tic de langage, le « n’est-ce pas ? ». Moqueuses comme à 14/15 ans nous nous amusions à compter les « n’est-ce pas? » à l’heure.
    Je crois que le record enregistré fut 127…

  5. Personnellement, j’utilise beaucoup de « Toutefois », « Il faut » et de « pensa-t-il », ainsi que les verbes « prendre », « dire », et « passer » qui ont pourtant tellement de synonymes…

  6. C’est dur de surmonter nos tics de langage, alors les tics d’écriture, n’en parlons pas ! ^^ » j’écris trop souvent « cependant » et « pourtant », et mes personnages reprennent souvent mon tic de langage : « en fait »

  7. J’avais une forte prédominance pour les adverbes que je collais à chaque ligne. Je continue de le faire mais à la relecture, je gomme, rature…jusqu’à ce que.
    En fait, je relis mes textes à voix haute et j’écoute, quand la musique est bonne, je suis content. 😛 😀

  8. Je suis un peu comme Jean-Charles. Une fois l’histoire écrite, je l’améliore en la relisant encore et encore, en écoutant la musique des mots. Et, même chose, j’abusais aussi des adverbes, qui, je l’ai appris plus tard, n’apportent pas grand chose hormis alourdir le texte. Parmi les tics, je crois que mes personnages sont de grands émotifs car j’ai écrit plus d’une fois les battements du cœur qui s’emballe, les mains moites, la gorge nouée… Pour les dialogues, j’évite les « dit-il », « fit-il », etc… sauf s’il le fait avec un clin d’œil, avec un sourire (tiens tiens..) ou en grimaçant. Tout dépend du rythme que l’on veut donner au dialogue. Enfin, je dis ça, mais j’ai toujours de gros doutes sur mes dialogues que je veux courts, mais qui du coup perdent en intensité.
    Ah oui, j’oubliais : très bonne idée ton article… !
    Bonne soirée à tous.

    1. Merci.
      Pour les dialogues, tout dépend du contexte : quand c’est dans l’action, je les préfère courts et percutants, mais lorsque les personnages sont plus posés, j’aime prendre le temps de les décrire, d’intercaler des « remarques », du passé à leur sujet (je ne sais pas si je suis très claire).

  9. là comme ça il y a « si je puis dire » qui me saute à l’esprit… je n’ai point lu tous les commentaires mais j’essaie tant que faire se peut de relire de temps en temps pour éviter ce genre de tics… mais bon je ne m’en préoccupe pas tant que ça, de peur d’en finir obsédée et que ça bloque mon inspiration!

  10. bonne idée cet article, même si je n’écris pas donc n’ai pas ce genre de problème !!! (j’aimerais bien !!! 😉 ). Les commentaires sont aussi très intéressants pour un néophyte ! Il y a donc tant de lecteurs qui écrivent ???

  11. Coucou Olivia
    Mon principal tic (enfin celui dont je me rends compte car il doit y en avoir plein d’autres), c’est que j’use et j’abuse des parenthèses (comme dans ce comm de deux lignes d’ailleurs)
    Comme JC, j’utilise pas mal la relecture à voix haute aussi 😉

  12. Original ce billet. J’abuse des « 3petits points », parce qu’il n’y a pas longtemps que j’ose écrire. « Aucun style » notaient mes professeurs. Je persévère mais le temps que j’écrive, j’ai pensé à plein de choses, les idées se sont bousculées, les phrases sont oubliées, et les mots ne sont plus dans le bon ordre.

  13. J’ai encore aujourd’hui le traumatisme de l’accent où pas sur les « a » et les « ou » (dyslexie) et c’est terrible. Mes personnages souffrent souvent d’un problème de communication parlent trop où pas assez, où se retrouvent dos à dos et on une fâcheuse tendance à molester la langue française. j’ai tendance (lapsus, j’avais écrit tenace pour tendance), justement à partir trop facilement dans les dialogues (de boulevard). tendance à utiliser les adverbes il me semble aussi. a quand je réfléchis, je me dis que je n’ai que des tics, j’écris mes tics je crois.

        1. Oh mais non non, je ne parlais pas pour toi ! Je ne me permettrais pas – je faisais référence à mes propres tics, rien qu’un texte avec eux, ce serait franchement casse-pieds. 😀

      1. «Il entra la lame bien profondément dans sa jambe, et bien qu’elle état sous l’effet de la drogue, les sensations étaient bien là, même décuplées».

        Voilà ta réponse 😉

  14. Il m’en arrive toujours de nouveaux. Dernièrement, c’est les « comme » dont j’abuse : « comme » pour utiliser une image. Bref, j’essaye de me calmer à ce sujet, du coup. 😛

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