L’odeur de la pluie sur le bitume brûlant

Tom B. : Moi, ça m’évoque les vacances. En tout cas, c’est un titre peu banal que celui de ce recueil de nouvelles axé sur les femmes. Des femmes à qui, Olivia Billington, fidèle à sa réputation, leur en fait voir de toutes les couleurs. Humour noir, mystère, fantasy (deux textes probablement écrits sous l’effet de quelque drogue), fantastique ou simples faits de vie. L’auteure parvient en quelques mots à caractériser chacun de ses personnages, ce qui n’est pas une mince affaire, puisqu’il n’y a presque que des femmes ! Tous les textes ne sont pas d’égale qualité (on devine que certains n’ont pas été écrits à la même période) mais, dans l’ensemble, le niveau est bien là.
Olivia Billington, de sa plume agile et élégante, nous prend par la main et nous place devant la petite histoire de chacune de ces femmes. Gentille ou effrayée, orgueilleuse ou brave, chacune rencontre son destin ou le manipule à la manière bien marquée de l’auteure. Souvent, il ne faut pas s’attendre à ce que les choses finissent pour le mieux, ce n’est pas le style de la maison. Mais c’est aussi bien ! Voilà une manière de faire plutôt originale et rafraîchissante, que du bonheur pour un misogyne ! Bon, et pour les autres, aussi. En effet, c’est avec intérêt que j’ai parcouru ce recueil qui n’a pas tenu deux jours. Les textes s’enchaînent et ne se ressemblent pas. Le cadre est posé en quelques phrases et on se prend vite au jeu de tenter de deviner ce qui va arriver. L’agréable plume de l’auteure, soutenue par le mélange des genres, une bonne idée, donne envie d’avancer. Une bonne réussite, donc, pour ce sympathique petit recueil.
Mais quel rapport avec la pluie et le bitume, hein ? Peut être une piste dans le premier texte (très bon). Dans le doute, vous pouvez toujours poser la question sur le blog de la reponsable qui, j’en suis sûr, se fera un plaisir de vous répondre. Et tant que vous y serez, profitez donc pour en acheter un exemplaire. Non seulement on vous fera un prix et on l’accompagnera d’une gentille dédicace mais, en plus, vous passerez un agréable moment de lecture.

Caroline H. : Olivia, j’ai lu ton recueil de nouvelles L’odeur de la pluie sur le bitume brûlant.
J’ai beaucoup aimé car des univers de femmes, tantôt féeriques, tantôt réalistes se suivent avec une constante : un monde intérieur très riche et touchant.
Cela m’a permis quelque part de mieux te connaître encore…
Noirceur et beauté se mêlent tout comme l’espoir et le désespoir. Tout ce qui fait de nous des êtres humains. On sent dans plusieurs de tes personnages féminins un besoin d’évasion, une envie de se libérer par le rêve, par l’imaginaire, d’une réalité trop dure à supporter ou d’une grande solitude. Cette solitude qui peut aussi amener des émotions très intenses.
J’aime également beaucoup les touches d’humour (parfois noires) qui jalonnent certaines histoires !

Violette : Histoires de femmes désabusées, emplies d’un mal de vivre, déçues par les hommes qu’elles ont aimés. L’histoire de celles qui font face, les autres qui se vengent et celles qui périssent. Une lecture où l’émotion s’installe dans une réalité certainement commune à plusieurs d’entre-nous. Rêve et cauchemars sont si proches de la réalité. Une lecture que je vous conseille car Olivia Billington a beaucoup de talent.

Thomas M. : Je viens de finir le recueil de nouvelles L’odeur de la pluie sur le bitume brûlant. J’ai adoré ce petit recueil, même si ce sont des histoires, courtes ou pas sans lien entre elles, on est vite pris dedans en voulant savoir quel genre de background et de dénouement nous propose la suivante. On navigue entre le réel et parfois l’irréel, le suspense, l’inattendu, un petit peu de poésie et de suppositions. En bref, c’est un excellent recueil original, un peu trop court pour ma part…

Olivier L. : Je ne sais pas ce que vaut l’avis du lecteur très occasionnel que je suis (à mon grand regret) mais j’ai en tout cas pris beaucoup de plaisir à lire les textes d’Olivia. J’ai aimé la variété des univers, des points de vue, des styles… Ainsi que la manière avec laquelle humour et légèreté (apparente) alternent avec tristesse, drame et parfois même horreur. Certaines nouvelles m’ont (logiquement) touché plus que d’autres, et le fait d’être un garçon m’a peut-être empêché de percevoir certaines subtilités. Mais de manière générale je me suis aisément laissé emporter par chaque texte, ce qui est ma foi le but recherché. Atteint, donc !
Félicitations Olivia, vivement la suite !

Nini (gagnante de ma nouvelle Lettre au passé, qui ouvre ce recueil) : Merci Olivia pour la découverte de ta plume. C’est une petite nouvelle donc je ne vais pas pouvoir vous en dire beaucoup sans spoiler ! Mais j’ai su apprécier l’écriture fluide et douce malgré l’ambiance sombre et dépressive. Un amour perdu et devenu inaccessible qui se transforme vite en obsession jusqu’à en devenir invivable. Les essais désastreux pour l’oublier et les conséquences que ça engendre. Très bien écrit, j’ai été absorbé par cette lettre très touchante. Je me note ce recueil pour un futur achat.

Julie M. : bonjour je viens de lire votre nouvelle Lettre au passé du recueil L’odeur de la pluie sur le bitume brûlant et que dire a part wahou!! je ne trouve pas les mots… c’est bouleversant ! on ressent la tristesse tellement fort que je dois avouer que j’ai versé une larme. on se prend d’affection pour cette femme et on voudrait intervenir pour lui dire de retrouver ce type et de lui sauter au cou bref je suis dans tous mes états merci pour cette nouvelle magnifique qui m’a donné envie de lire tous vos écrits.

Niki: Sous ce titre poétique, la romancière belge Olivia Billington dresse le portrait de quinze femmes, dont certains font se dresser les poils sur les bras.
Peu d’histoires se terminent bien, certaines nous laissent en point de suspension, mais toutes sont passionnantes à lire, même si j’ai tout de même eu la chair de poule en les lisant le soir. Ceci dit, les contes de la veillée au 19ème siècle n’étaient pas non plus des contes de fées.
Certains portraits sont particulièrement émouvants, comme dans « Lettre au passé », dont je me suis sentie proche, mais aussi celui d’Elinor dans « Mémoire d’éléphant ».
Les « Reflets multiples » vous rendraient presque superstitieuse et les « Délices immortels » sont aussi une poignante manière de vivre un deuil.
« Renaître et Posséder » tout comme « Envers et Contre tout » sont des moments qui vous possèdent à travers les malédictions qui frappent leurs héroïnes.
«  l’Absente » vous entraîne sur le chemin des amours perdues. « Une si belle journée d’été » va s’avérer moins belle pour l’un des personnages tout comme « Contrée d’espoir ».
J’ai particulièrement souri à « Panneau d’affichage », même s’il y a un petit côté inquiétant à ce panneau affichant des mots d’amour à la jolie Sabrina.
J’ai aussi tremblé dans  « Terreur passagère » comme la jeune femme coincée dans les wc d’un avion en proie à l’horreur ; tout comme après « Emploi du temps »,  je me promets de ne plus jamais mettre les pieds dans un bar après ce qui arriva à la séduisante femme d’affaires un premier avril – toujours se méfier du premier avril.
J’ai aimé le geste de sororité de cette mère de famille à l’égard d’une autre dans « Main levée, main tendue ».
Quant à « Geste inexpliqué » on comprend vite ce qui est arrivé à cette trop jolie jeune femme. « Sans réponse » fait appel à nos peurs irraisonnées.
Ce qui m’a particulièrement frappée dans toutes les nouvelles, c’est que chaque jeune femme est réellement très belle – cela m’a parfois agacée, car je me suis demandé ce qui arriverait à une petite bonne femme lambda de mon genre si toutes ces ravissantes créatures avaient autant de problèmes. Etre belle serait donc une malédiction ?
Sinon l’écriture est fluide,  le ton est gracieux, oui même dans l’horreur – ce qui est d’autant plus effrayant.
Merci à l’auteure qui m’a si gentiment transmis son recueil.