Clins d'oeil, Coulisses de la langue

Comment vivre avec un écrivain

cea5e-writers_write_-_how_to_survive_a_relationship_with_a_writer-scaled1000Je suis tombée sur ceci qui m’a fait sourire. J’ai voulu le partager avec vous.

Comment survivre avec un écrivain (le top dix des conseils). Oui, en effet, je me rends compte que ce n’est pas forcément évident, de partager la vie d’un écrivain, souvent dans sa bulle, dans son monde. Ça doit même parfois être saoûlant, de le voir si concentré, de l’entendre rire à cause de ses personnages.

Point par point, en voici une traduction.

  1. Ne jamais demander quand le livre sera publié. Ça tombe sous le sens. L’écrivain préviendra quand ça arrivera.
  2. Ne demande pas à un écrivain s’il aurait aimé avoir écrit le dernier best-seller.  Souvent, l’auteur est ambivalent à ce sujet… Oui, pour la reconnaissance, mais quand le livre est mal écrit, pas vraiment.
  3. Ne jamais dire que tu penses à écrire un livre. Surtout ne jamais dire que tu écrirais un livre si seulement tu en avais le temps. L’auteur n’a qu’une seule envie : répondre « ben, fais-le ».
  4. N’appelle pas la police si tu découvres l’historique internet d’un écrivain. L’écrivain moyen n’a pas l’intention de t’empoisonner, d’engager un tueur à gages ou de partir pour l’Afghanistan. Ce sont seulement des recherches. Et les miennes ont de quoi faire peur.
  5. Laisse l’auteur tranquille quand il écrit. Tu n’as pas idée à quel point il est difficile d’entrer dans la phase d’écriture. Surtout, d’y rester.
  6. Ne cherche pas la dispute avec un écrivain. Les écrivains ont leur revanche dans leurs écrits. Et de façon ignoble, pour ma part. Non, je plaisante. Quoique…
  7. Si tu veux vraiment te battre, que ce soit mémorable. L’écrivain a toujours besoin de matière. Ça peut être utile, oui.
  8. Si l’écrivain disparaît pendant une fête, pas de panique. Il aime inspecter les étagères et l’armoire à pharmacie de son hôte. La bibliothèque oui, le reste, je ne me permettrais pas.
  9. Offre à ton écrivain des carnets et des stylo-billes. N’achète pas de fleurs. Le chocolat est aussi accepté. Oui à tout, en fait.
  10. Laisse ton écrivain tranquille après une lettre de refus. Après le silence mortel, les cris, les pleurs, les plaintes, les marmonnements, sers-lui une tasse de café ou de thé. Et un cupcake. Et un énorme câlin. Au fil du temps, on s’habitue aux refus et les réactions ne sont plus aussi vives. Néanmoins, le thé, le cupcake et le câlin ne sont pas de refus.

Et vous, qu’en pensez-vous ?

Actualité, Coulisses de la langue

Un mot, puis deux, puis trois…

© michael lorenzo | stock.xchng

Magic Alice m’a fait part de son intérêt à propos de la façon dont j’écris.

J’avoue que je ne me suis jamais demandé quel est mon processus d’écriture, c’est devenu, avec les années, un réflexe, c’est aussi naturel que de porter la nourriture à sa bouche.

Je n’établis pas de planning, peut-être le devrais-je, car certains jours je n’écris pas grand-chose. Il faut bien dire que travailler Lire la suite « Un mot, puis deux, puis trois… »